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Le Blog des Syndicats et Sections Syndicales CGT du 11ème arrondissement pour la diffusion des informations syndicales de nos syndiqués et des salariés de notre arrondissement.
Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /Fév /2008 22:24
Un troisième anniversaire douloureux

Après trois ans de discussions, la quinzième séance a commencé avec la remise d’un nouveau texte patronal. La CGT a, pour sa part, remis en séance, à l’ensemble des négociateurs, un nouveau projet de protocole d’accord « pénibilité, réparation, incitation à la prévention ».
Sur le texte patronal, deux désaccords fondamentaux se font jour :
1.    le patronat reste calé sur une approche médicale individuelle.
2.    il retire de la discussion la possibilité de départ anticipé qui avait été avancée par le MEDEF le 26 septembre 2007au profit d’une fin de carrière aménagée très restrictive.

En effet, le patronat propose un dispositif: - immédiat de prise en compte de la situation des salariés ayant exercé des emplois pénibles en y intégrant le caractère personnalisé dans l’observation de traces durables identifiables et irréversibles sur la santé des salariés alors que la CGT propose de déterminer un degré d’exposition et le cumul entre expositions qui permette de fixer le seuil exigé pour bénéficier du dispositif de réparation.

- de travail à temps partiel ouvert aux seuls ouvriers et employés d’exécution ayant atteint l’âge de 58 ans.

Il faudra être le mouton à 5 pattes pour pouvoir bénéficier du dispositif proposé car il sera ouvert aux salariés ayant accompli :

  • 40 ans d’activité ;
  • 30 ans d’exposition aux facteurs de pénibilité ;
  • 10 ans en cumulant 3 des critères de pénibilité.
  • Au sujet du financement, ces mesures doivent être financées exclusivement par la solidarité nationale et ne pas mettre les entreprises en difficulté.

Les propositions patronales frisent « l’immoralité et l’irresponsabilité ».

Nous sommes de plus en plus interrogatifs sur la volonté réelle du patronat d’aboutir à un accord, nous avons le sentiment qu’il joue la montre.

11 fédérations CGT ont déjà appelé les salariés à faire du 4 mars prochain, une journée d’initiatives et de manifestations sur les sites, dans les départements et les régions pour exprimer leur volonté de voir aboutir la négociation.

L’heure est à la mobilisation de toutes et tous, il nous revient d’amplifier les actions du 4 mars.

Montreuil, le 6 février 2008

Par Xavier
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /Fév /2008 22:19
Déclaration des Administrateurs Cgt de la Cnaf

Les projets de décret relatifs à une réforme des majorations pour âge des allocations familiales étaient soumis à l’avis du Conseil d’administration de la Cnaf le 4 février.

Le Gouvernement veut imposer une majoration unique des allocations familiales à 14 ans. Il consacre ainsi une perte totale de 586 euros pour les familles par rapport à la situation antérieure, soit 138 millions d’euros « d’économies » pour la branche Famille de la Sécurité sociale. Excusez du peu ! Après avoir déjà reculé ces majorations pour âge de 10 à 11 ans (33,84 euros mensuels) et de 15 à 16 ans (60,16 euros mensuels) en 1999, le Gouvernement avance aujourd’hui comme argument à cette réforme, l’échelle d’équivalence de l’INSEE qui minore dorénavant le poids des enfants de moins de 14 ans dans le budget des familles qui passent ainsi de 0,5 à 0,3 part en terme de mesure d’unité de consommation.

Ces majorations s’ajoutent aux allocations familiales. L’enfant de 11 ans, préadolescent, fait généralement son entrée au collège. L’insuffisance du montant actuel des Allocations familiales pour compenser les charges financières assumées par les parents rend cette mesure scandaleuse (AF : 120 euros pour deux, 274,47 euros pour 3 enfants, rien pour 1 enfant). Le pouvoir d’achat des familles va encore en prendre un sacré coup après la misérable revalorisation des Allocations familiales de 1 % au 1er janvier dernier. Cela augure mal du projet de réforme à venir consistant à moduler le montant de l’allocation de l’allocation de rentrée scolaire (ARS) en fonction de l’âge des enfants. Combien d’économies le gouvernement compte-t-il réaliser au détriment des familles les plus modestes et les plus pauvres qui sont celles qui perçoivent cette prestation ? La presque totalité des administrateurs de la Cnaf ont voté contre ces projets de décrets, le Conseil d’administration a rendu un avis défavorable (seul le groupe des employeurs UPA a voté pour).

Des études récentes font état d’une perte en valeur relative de 24,5 % des Allocations familiales depuis 1984. Les mêmes études affirment qu’il faudrait augmenter de 33 % les Allocations familiales pour qu’elles retrouvent leur valeur du début des années 80. Les déclarations de plus en plus appuyées de responsables politiques comme le Haut commissaire aux solidarités actives et divers experts - commission Attali, sur une nécessaire mise sous conditions de ressources des allocations familiales sont plus qu’inquiétantes, même si le Ministre Xavier Bertrand ne se dit pas favorable à une telle réforme.

Cela conforte la CGT dans sa revendication d’Allocations familiales universelles dès le premier enfant, promises par tous les Gouvernements successifs y compris l’actuel Président de la République. Nous demandons qu’elles soient portées à 230 euros par enfant, niveau qu’elles avaient en 1954 pour un taux de cotisation de 16,75 %.

Par Xavier
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /Fév /2008 22:16
Pas sans hausse effective
des salaires


La Cgt propose au Conseil d’orientation pour l’emploi que les exonérations de cotisations sociales soient conditionnées à la hausse effective des salaires.

Le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) est saisi par le gouvernement pour donner son avis sur la conditionnalité des exonérations de cotisations des employeurs ainsi que sur les nouvelles modalités de la révision du SMIC.

Les exonérations de cotisations sociales obéissent à une logique d’abaissement des coûts salariaux. C’est la raison pour laquelle la Cgt s’y oppose fondamentalement. Or, dans la réalité chaque année des dizaines de milliards d’euros sont dépensés par l’Etat et les collectivité territoriales. Il est donc indispensable que toute aide soit assortie de contreparties, qu’elle soit conditionnée à une obligation de résultat, et que son efficacité soit évaluée, comme l’a déjà souligné le COE dans un précédent rapport.

Dans cette perspective, la Cgt soutient que les exonérations de cotisations sociales des employeurs soient conditionnées non aux négociations salariales, comme l’envisage le saisine gouvernementale, mais à la conclusion des accords majoritaires débouchant effectivement sur la hausse des salaires. Un système de double conditionnement, au niveau de la branche et de l’entreprise, pourrait dès lors être envisagé à la fois pour inciter les branches et les entreprises à réaliser des efforts en la matière et résoudre le problème des entreprises petites et moyennes dépourvues d’instances représentatives de salariés.

S’agissant du Smic, il doit demeurer un salaire, comme le stipule le code du travail, unique, indépendamment de l’âge des salariés, de la taille de l’entreprise de et de la région où ils travaillent. La Cgt considère que les règles de valorisation du Smic doivent demeurées inchangées, c’est-à-dire qu’il doit être indexé à la fois sur l’évolution des prix et celle du salaire horaire ouvrier, sous réserve de la nécessaire amélioration de l’indice des prix de l’Insee.

Le gouvernement semble privilégier la création d’une « commission indépendante » qui serait chargée de lui faire des recommandations pour la révision du Smic. La Cgt s’oppose à l’idée de la création de la « commission indépendante ». Des instances compétentes pour remplir les fonctions attendues de cette commission existent déjà. De plus, la Cgt s’interroge sur la pertinence de la notion même d’indépendance dans cette occurrence : indépendance de qui, de quoi et selon quels critères ? Par ailleurs, pour réduire le décalage entre la date de révision annuelle du Smic et les négociations de branches, le gouvernement explore la piste d’une modification de cette date. Pour la Cgt, la modification de la date de réévaluation annuelle du Smic n’est pas nécessaire, car la période des congés n’est pas en soi un facteur de blocage des négociations salariales. En revanche, cette modification risque de fragiliser le Smic et d’ouvrir la voie à son annualisation, ce que revendique le Medef depuis de nombreuses années.

Par Xavier
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /Fév /2008 22:12
Il faut poursuivre la mobilisation!

Ce jour le 4 février, la confédération et ses fédérations de fonctionnaires CGT, a été reçue en même temps que toutes les autres organisations syndicales à Matignon par le Premier ministre. L’objet principal de la rencontre portait sur l’agenda social dans la fonction publique.
Le Premier ministre confirme la poursuite des projets gouvernementaux de Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) et de la réforme de l’Etat, dans l’esprit des orientations annoncées par le Président de la République à Nantes.

Le dialogue social, les questions relatives à la mobilité et aux conditions de travail, feront l’objet de discussions et de négociations avant la fin du mois de février.

La CGT a réitéré ses exigences d’une véritable négociation qui aboutisse rapidement sur la question salariale, après plusieurs journées de mobilisation et grève, les attentes des personnels, insatisfaites à ce jour, restent fortes.

Elle a par ailleurs redit avec fermeté, combien la question de l’emploi ne pouvait être traitée en ne remplaçant qu’un départ sur deux à la retraite. La CGT exige une autre politique de l’emploi, passant par une réelle résorption de la précarité, et des effectifs à la hauteur des missions du service public, répondant aux besoins de l’ensemble de la population.

La vision gouvernementale, purement comptable, de l’organisation de la Fonction publique, constitue une politique à courte vue, à l’opposé de ce que propose la CGT : s’engager dans la modernisation du service public en terme d’efficacité sociale et économique de façon durable.

La mobilisation des personnels a contraint le gouvernement à ouvrir des négociations salariales, qui débuteront par des bilatérales, le 11 février pour la CGT, et suivies d’une séance plénière le 18.

La CGT prend acte de ces annonces, et appelle les personnels à rester mobilisés sur la question salariale et l’ensemble des autres thèmes à venir dans les rencontres annoncées.

Montreuil, le 4 février 2008

 
Par Xavier
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Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /Fév /2008 22:39

CE JOUR-, LES ÉLECTIONS prud’homales permettront à 18 millions de salariés de faire entendre leurs

revendications et leur attachement à une juridiction du droit du travail. Les attaques incessantes du patronat,

contre ce qu’il qualifie de judiciarisation, avec le relais du Gouvernement qui s’attaque au Code du Travail,

suffisent à montrer l’importance que va représenter ce scrutin pour les salariés.

Pour autant, nous croyons nécessaire de lui donner une autre portée qui dépasse le seul enjeu de conseillers au

service du droit du travail. Nous voulons en faire une grande journée d’interventions des salariés où ils

pourront, par leur bulletin de vote, porter des revendications et affirmer la place du social dans la société.

Notre ambition est bien de traduire, à cette occasion, des attentes fortes pour la réponse aux besoins et des

exigences en matière de démocratie sociale et de promotion d’un syndicalisme de conquête.

Dans ce contexte, chacun voit bien combien le score CGT sera observé et commenté pour peser sur le rapport

de forces et cela nous confère la responsabilité de progresser en nous engageant avec audace pour gagner.

C’est à notre portée. La force collective militante de la CGT est puissante quand elle est en marche, unie et solidaire.

C’est à cela que nous devons travailler.

Nous le savons, la bataille se gagnera au quotidien, au travers d’une CGT visible au plus près des salariés, sur le

terrain des revendications. Plus nous impliquerons de syndiqués pour gagner des voix, mieux nous serons

en situation de force. Le niveau de syndicalisation sera le baromètre d’une CGT déployée vers l’ensemble

des salariés.

Rien ne doit être négligé pour que le résultat soit à la hauteur des enjeux. Cela nécessite que chacun mesure le

défi qui nous est lancé. Tout va compter, depuis l’inscription sur les listes électorales, à la représentativité

de nos candidatures, à la minutie des plans de travail, pour l’intervention la plus ciblée et la plus efficace. Pas une voix perdue, là où nous sommes présents et une coopération sans précédent pour couvrir le maximum de salariés privés de syndicat.

Le travail est considérable mais, surtout, il est à notre portée si nous nous en donnons les moyens.

Alors, à nous de jouer CGT, tous ensemble.

Bernard Thibault

Secrétaire de la CGT

La démocratie sociale

a rendez-vous

le 3 décembre 2008

 

Calendrier

Le journal de la campagne 2008

  • Établissement de la DADS (déclaration annuelle des données sociales) et contrôle dans les entreprises

Novembre – décembre 2007

  • Photographie du corps électoral

28 décembre 2007

  • Date limite d’envoi de la DADS par les employeurs

31 janvier 2008

  • Date limite d’envoi des déclarations des entreprises non soumises à la DADS

15 février 2008

  • 2econtrôle dans les entreprises des éléments de la DADS (ou des déclarations de l’employeur)

Pendant au moins quinze jours à partir du 1er février

  • Contrôle des listes provisoires (mairie, commissions communales)

16 avril au 12 juin 2008

  • Date limite des arrêtés fixant les bureaux de vote (leur préparation commencera le 21 avril 2008)

27 juin 2008

  • Arrêt des listes électorales

19 septembre 2008

  • Recours gracieux auprès du Maire concernant les listes électorales

19 septembre au 20 octobre 2008

  • Recours contentieux auprès des tribunaux d’instance

21 octobre au 3 décembre 2008

  • Dépôt officiel des candidatures

30 septembre au 14 octobre 2008

  • Recours concernant les candidatures

15 au 29 octobre 2008

  • Date limite de remise du matériel de vote à la commission de propagande

6 novembre 2008

  • Scrutin

3 décembre 2008

Vérifier les listes à l’entreprise :

une étape à ne pas manquer

En février et pendant quinze jours au moins, chaque employeur doit mettre les documents servant de base à l’élaboration des listes électorales à la disposition des salariés, des élus du personnel, des délégués syndicaux.

Les difficultés survenues lors de la première période de consultation (novembre 2007) nous conduisent à réinsister

sur quelques points (pour l’ensemble du processus d’inscription, voir la fiche pratique n° 1 dans « l’espace militant »

du site de la CGT).

Quand ?

La consultation doit débuter :

dans la première quinzaine de février

pour les entreprises utilisant la Dads ;

dans la seconde pour les autres.

Que peut-on consulter ?

Selon l’article D.513-2.I du Code du travail, chaque salarié, élu ou mandaté peut consulter les données relatives à

tous les électeurs. Ces données sont « les noms et prénoms, le domicile, la section, le collège et la commune d’inscription ».

Attention au lieu d’inscription !

Les salariés doivent être inscrits « sur la liste électorale de la commune dans laquelle ils exercent leur activité principale

» (article L.513-1.V). Or de nombreuses entreprises (y compris de très grandes !) prétendent rattacher les salariés

à un établissement de gestion administrative, voire au siège social. Cette modalité est réservée à des cas très particuliers

(salariés travaillant dans plusieurs communes et en dehors de tout établissement). Vigilance !

Attention à la section

Il semble que le patronat rechigne encore plus que les fois précédentes à inscrire en section encadrement les

agents de maîtrise ou salariés investis de responsabilités importantes. C’est en fait la reconnaissance de la qualification

et du rôle dans l’entreprise qui sont en jeu. Dans tous les cas litigieux, se rapprocher de la Commission départementale

Ugict, de l’Ufict concernée, ou à défaut de l’Ugict.

Certains employeurs cherchent aussi à anticiper un changement de la convention collective qu’ils voudraient opérer,

par exemple en faisant basculer leurs salariés de l’industrie au commerce. Là encore, veillons au respect des règles

impératives (correspondance section – code Naf).

Que faire en cas d’erreur détectée ?

Cette consultation a lieu après l’envoi des documents. L’employeur est tenu de transmettre toutes les observations formulées au maire des communes concernées (D.513-2.I). Il est évidemment nécessaire que le syndicat les collecte de

son côté et les transmette aux militants qui siègeront dans les commissions communales. Les erreurs massives et/ou volontaires doivent faire l’objet d’une campagne d’information et d’action pour obtenir l’accord de l’employeur pour leur réparation « amiable », lors du traitement des listes provisoires dans les mairies.

Face à un employeur refusant la consultation

Il faut saisir sans tarder l’inspection du travail en n’oubliant pas d’informer les salariés sur l’enjeu de l’élection en général et de cette phase en particulier..

Calendrier des opérations électorales

(ces dates sont définitives – arrêté du 7 décembre 2007 et décret du 24 décembre 2007).

Trois questions à… Daniel Sanchez,

Secrétaire de la Cgt

1/ Comment la CGT aborde-t-elle la campagne des Prud’hommes ?

Pour nous, la campagne est déjà lancée avec la mise en place d’un dispositif, de la formation nécessaire

aux animateurs de collectifs départementaux et la vérification des listes électorales.

Nous rentrons, à présent, dans une nouvelle phase où nous voulons faire partager l’ambition de gagner

en influence et en participation.

L’objectif est de donner de la force aux attentes sociales et au syndicalisme de conquête, au travers du

vote CGT.

Le scrutin peut nous permettre d’affirmer notre légitimité et celle du syndicalisme en général. Il sera aussi

l’occasion de replacer l’institution prud’homale au coeur de l’action revendicative et syndicale de la

CGT.

2/ Quel style de campagne avez-vous retenu ?

Notre priorité est de faire coller la campagne au quotidien des revendications. Une CGT visible, engagée,

tournée vers les salariés, pour préparer les négociations concernant le salaire et le Pouvoir d’Achat, va

demeurer le meilleur argument pour faire voter CGT.

Il s’agit surtout que cette élection n’apparaisse pas comme une tâche supplémentaire, mais plutôt comme

une action utile dans le rapport de forces, pour rendre incontournable les attentes sociales. Les efforts de

syndicalisation, ainsi que la mise en mouvement des syndiqués, vont constituer l’atout essentiel d’une

campagne sur le terrain, en débat avec les salariés. Par leur implication, les candidats joueront un

grand rôle qui traduira bien notre volonté d’être au service des revendications.

3/ Quelles sont les priorités dans la période ?

D’abord, ne pas rater le rendez-vous du contrôle des listes électorales : pour voter, il faut être inscrit. Tous

les syndicats et les militants ont un rôle à jouer pour sensibiliser et mener les vérifications. Ensuite, il

faut, dès à présent, lancer des appels aux candidatures dans les syndicats pour élaborer des listes CGT qui

favorisent un renouvellement sensible.

L’enjeu est de vouloir ressembler au monde du travail dans sa diversité, en invitant la jeunesse, les femmes et

toutes les catégories de salariés à s’investir, pour défendre le droit au travail et les garanties collectives.

 

Par Xavier
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Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /Fév /2008 21:50
Une obligation pour l’employeur

Pour voter aux élections prud’homales, chaque salarié doit être déclaré par son employeur. Celui-ci doit indiquer correctement le nom, l’adresse personnelle de la ou du salarié(e), l’inscrire dans la bonne section – agriculture,

commerce, industrie, activités diverses, ou encadrement (pour les cadres et les techniciens).

Un droit pour les salariés

Chaque salarié(e) a le droit de vote. Quand elle ou il est titulaire d’un contrat de droit privé, même dans la Fonction

publique) (même Cdd), et en activité professionnelle au moment de la photographie du corps électoral (fin décembre

2007) ;

chaque salarié(e) lui-même a le droit de contrôler son inscription effective sur la Dads (Déclaration annuelle des

données sociales), ou en s’adressant aux délégués syndicaux, délégués du personnel, responsables syndicaux

(décret...).

La non inscription par l’employeur est un délit de l’employeur et un déni de démocratie.

L’inscription doit être effective, respecter la bonne section et le lieu de vote permettant réellement aux salariés de voter.

Attention, une exception : le vote des privés d’emploi : chacun, chacune doit s’inscrire personnellement en mairie

Aujourd’hui, nous constatons plusieurs éléments à partir du premier contrôle en décembre 2007 :

des employeurs refusent le droit de contrôle des salariés et des organisations syndicales ;

d’autres tentent d’inscrire des salariés dans des localités extrêmement éloignées du lieu de travail, et donc du lieu de vote ;

concernant l’encadrement, une tendance lourde se dégage : le refus des directions d’inscrire les agents de maîtrise, les

techniciens, voire même des cadres ou ingénieurs en section encadrement.

La CGT considère, tout au contraire, que l’encadrement au sens large doit être inscrit en section encadrement en reconnaissance de la qualification et responsabilité professionnelle. Cela est un gage de qualité de jugement, en cas de recours aux prud’hommes, puisque le ou la salarié(e) sera jugé(e) par ses pairs.

C’est d’ailleurs un des fondements de la juridiction prud’homale.

La CGT vous invite à intervenir et contrôler votre inscription, à vous adresser à vos élu(e)s CGT, ou bien

s’il n’y a pas d’organisation CGT dans votre entreprise à vous rendre à l’union locale CGT la plus

proche ou prendre contact sur le site Internet de la CGT : www.cgt.fr ou le site de votre Union Locale CGT Paris 11 : www.ulcgtparis11.com .

Faire respecter ce droit est un acte important pour faire vivre la démocratie dans l’entreprise.

L’inscription sur la liste électorale est un droit de chacun et chacune.

 

Ensemble, nous devons le faire respecter.

 

Les élections prud’homales vont déterminer les juges salariés de cette juridiction.

Elles vont aussi être un test de représentativité des organisations syndicales

des salariés. Elles sont un moment important du droit d’expression des

salariés.

 

 

Par Xavier
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Jeudi 31 janvier 2008 4 31 /01 /Jan /2008 21:37

Alors que le pouvoir d’achat se dégrade chaque jour, que les prix des produits courants ne cessent de grimper et que le moral des ménages n’a jamais été aussi bas depuis 1987 (source INSEE), le gouvernement avec le soutien du Medef, tente de convaincre l’opinion publique que la relance de la croissance passe par la remise en cause du repos dominical dans le commerce.
Pour rendre plus crédible cette « solution miracle », le Président de la République n’hésite pas à demander le soutien de personnalité comme l’ancien Président de la banque européenne de développement, Jacques Attali.
Il ne faut pas que les citoyens se laissent duper par des arguments ronflants du type « volontariat » et « liberté de choix ». A terme, il s’agit de faire admettre le dimanche comme une journée ordinaire avec à la clé la disparition des repos compensateurs et la fin du doublement du salaire.
Pour INDECOSA-CGT, ce n’est pas les intérêts des consommateurs qui sont visés par les grands groupes de distribution, mais bel et bien leur idéologie du toujours plus de profits.
A l’heure actuelle, on sait très bien que ce projet ne relancera pas la croissance. Un ménage qui n’a pas d’argent dans la semaine, n’en n’aura pas plus le week-end. Enfin, on ignore encore toutes les conséquences culturelles et sociétales d’une telle initiative.
Les consommateurs doivent refuser d’être « instrumentalisés » pour des intérêts particuliers.
C’est pourquoi, ils ont la possibilité de faire entendre leur voix en allant à la rencontre des salariés du commerce en grève le 1
er février prochain.

 

 

 

Montreuil, le 30 janvier 2008

 

 

 

Par Xavier
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Vendredi 25 janvier 2008 5 25 /01 /Jan /2008 17:02

Adoption du calendrier de négociations et déclaration de la CGT


La première séance de la négociation sur la réforme de la représentativité s’est tenue le 24 janvier pour examiner les thèmes mis en débat et le calendrier des réunions. Les représentants de la CGT ont proposé que la négociation débute sur le sujet qui concerne le plus directement les salariés : la manière dont sont négociés et validés les accords d’entreprise, les conventions collectives et les accords interprofessionnels, qui conditionnent les droits et acquis sociaux dont ils jouissent. Au déficit de démocratie sociale qui caractérise notre pays, doit se substituer la prise en compte dans les négociations d’une représentativité syndicale fondée sur le vote des salariés.
Cette proposition ne fait pas l’unanimité parmi les confédérations syndicales.

La CGT se félicite néanmoins que l’ensemble des 5 confédérations se soient entendues entre elles pour faire part au patronat de la liste des thèmes sur lesquels elles souhaitaient que porte la négociation.

Le patronat a accepté le calendrier proposé par les organisations syndicales.

Celui-ci portera d’abord sur les questions des critères de représentativité, dont la prise en compte des élections et leur organisation. En deuxième lieu, sera traité le thème du développement du dialogue social, dont le développement de la négociation collective dans les PME et la réforme de la validation des accords collectifs. En troisième lieu, seront traitées les questions sur le financement et les moyens des syndicats.

La plupart des organisations syndicales ont exprimé une grande réticence vis-à-vis de la demande du Medef de faire figurer dans le calendrier la question de l’articulation entre la loi et le contrat. La CGT s’opposera à ce que l’indispensable démocratisation de la représentativité soit le prétexte d’autoriser les accords d’entreprise d’être moins favorables que le Code du Travail ou la Convention collective.

La question, posée par le Gouvernement, de l’adaptation de la durée légale du travail ne fera pas partie des thèmes de la négociation.

Le Medef ne souhaite pas que la question de la représentativité des organisations patronales soit abordée, mais plusieurs organisations syndicales ont annoncé que cette question ne pourra pas être éludée.

Concernant la méthode de travail, la CGT a insisté pour que les propositions émanant des syndicats de salariés aient le même statut que les textes soumis par la partie patronale. Ainsi, le jeudi 31 janvier 2008, la négociation débutera sur le thème de la représentativité.

Le patronat livrera un document de problématiques ; la CGT a annoncé qu’elle présenterait le sien.

Montreuil, le 24 janvier 2008

Déclaration de la CGT
Négociation sur la réforme de la représentativité syndicale Déclaration de la CGT – 24 janvier 2008 La CGT milite depuis longtemps pour une réforme en profondeur de la représentativité syndicale en France. Notre pays connaît en effet de graves déficits en matière de démocratie sociale.

Les règles présidant à la négociation collective ne donnent pas à l’élaboration des normes sociales la légitimité démocratique qu’on est en droit d’attendre au 21ème siècle, alors que la démocratie s’est érigée en valeur universelle. Ce déficit n’est pas un atout pour la syndicalisation. Il participe aussi à dégrader l’image de l’entreprise parmi les salariés.

De plus, des millions de salariés sont privés du droit de bénéficier d’Institutions représentatives du personnel et de participer à des élections professionnelles. La législation du travail actuelle les laisse en marge de droits constitutionnels fondamentaux, pourtant proclamés comme universels : « Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale et adhérer au syndicat de son choix ».

« Tout travailleur participe, par l'intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu'à la gestion des entreprises ».

Il est sans doute regrettable que la loi de modernisation sociale de janvier 2007 n’ait pas commencé à apporter des réponses. Cela avait été pourtant demandé par les deux premières confédérations, la CGT et la CFDT, dans leur position commune du 4 décembre 2006.

Le Conseil économique et social avait rendu quelques jours avant – le 29 novembre - un avis sur la « consolidation du dialogue social », voté à une large majorité et prônant une réforme en profondeur des règles constitutives de la représentativité syndicale et de la validation des accords. Aujourd’hui, le Président de la République a inscrit ces sujets dans l’agenda social et le Premier Ministre s’est adressé aux confédérations syndicales et aux organisations patronales pour leur proposer de négocier avant l’ouverture du débat parlementaire, conformément à la loi de janvier 2007 sur la modernisation du dialogue social.

Loin d’y entrer à reculons, la CGT entend participer à cette négociation avec la volonté d’aboutir à une réforme qui donne sa pleine dimension à la démocratie sociale dans notre pays et qui se traduise par de nouvelles dispositions dans le Code du Travail.

Nous savons pourtant que sur ce dossier des expressions différentes, voire divergentes sur certains points, se sont fait jour. Mais nous pensons que quelle que soit la place qu’elle occupe dans le pluralisme syndical de notre pays, chaque confédération mesure bien que ce n’est plus en invoquant le respect d’un décret vieux de plus de 40 ans qu’on assurera pour les décennies qui viennent la légitimité, la reconnaissance, la capacité d’influence et l’existence même du syndicalisme.

Les relations sociales françaises ne peuvent plus être bâties sur la discrimination et le combat contre les syndicats les plus représentatifs, que ce soit pour des raisons idéologiques historiques ou sous prétexte que la mondialisation de la concurrence économique justifierait des raccourcis avec la démocratie sociale. Le séisme qui vient de secouer les organisations patronales avec la révélation du scandale de la caisse noire de l’UIMM et le détournement des moyens de la Médecine du Travail par les Medef territoriaux ne le démontre-t-il pas aux plus irréductibles ? Venons-en aux thèmes de la négociation et à leur articulation. La lettre du 18 juin en propose trois : les critères de la représentativité, les règles de validité des accords et la négociation collective dans les petites et moyennes entreprises. Celle du 26 décembre propose d’en ajouter deux : le financement des organisations syndicales et professionnelles, le champ d'application des règles de la démocratie sociale en matière de temps de travail.

Il est vivement souhaitable que le point d’entrée de la négociation porte sur un pôle d’intérêt des salariés, à savoir la production de normes sociales par la négociation collective, ce qui soulève la question à l’ordre du jour des règles de validité des accords. La loi du 4 mai 2004 avait avancé quelques grands objectifs politiques vers la majorité d’engagement, mais son dispositif s’est avéré bloquant.

Quant à la situation dans les petites et moyennes entreprises, 4 salariés sur 10 sont privés du droit de bénéficier d’un Comité d’entreprise et un sur 4 du droit d’être représenté par un délégué du personnel, sans compter les nombreuses situations de carence. Nous ne voyons pas comment aborder la question de la négociation collective dans ce vaste secteur indépendamment de la généralisation des Institutions représentatives du personnel et des élections professionnelles. En revanche, il n’est pas question pour la CGT que ce point conduise, de près ou de loin, à remettre en cause l’accord interprofessionnel signé par les 5 confédérations et l’UPA sur les moyens du dialogue social dans l’Artisanat. Sa légalité vient d’être confirmée définitivement par la Cour de cassation et c’est au gouvernement qu’il appartient maintenant de promulguer l’arrêté d’extension.

L’évolution des règles de la représentativité des organisations syndicales et professionnelles est devenue incontournable. La légitimité des confédérations ne peut plus reposer sur un décret gouvernemental de 1966, mais doit découler du vote des salariés eux-mêmes. Cela suppose d’ouvrir les conditions de présentation des candidats des syndicats légalement constitués au premier tour des élections professionnelles. Mais cela appelle aussi à ce que la liberté d’implantation du syndicat soit garantie – c’est évidemment une préoccupation dont la CGT veillera à la prise en compte. A ce titre, la proposition du Conseil économique et social de substituer à la présomption irréfragable de représentativité la notion de « représentativité nationale » mérite d’être considérée. La liste des critères légaux qu’un syndicat doit vérifier pour pouvoir accéder à la représentativité mérite d’être discutée, révisée et rendue cohérente avec l’ensemble de la réforme. Les conditions de la saisine du juge pour la vérification de ces critères devront aussi faire partie de la négociation.

Pour la CGT, le thème du financement doit être abordé à la suite seulement des précédents ; nous sommes favorables à le traiter tel que la lettre du 26 décembre le propose : comme un sujet venant en complément de la réforme de la représentativité. Il se décline dans le domaine des droits syndicaux, de la fiscalité sur les cotisations, des moyens des syndicats. Nous n’échapperons pas à la question de la transparence ; celle-ci posera la question de la publication par les entreprises des financements qu’elles accordent tant aux organisations de salariés qu’aux organisations patronales.

D’ailleurs le pluralisme n’est pas seulement une donnée du syndicalisme salarié, il concerne aussi le syndicalisme patronal. La question de la représentativité d’autres acteurs que ceux aujourd’hui reconnus devra être aussi discutée.

Enfin, à la question d’aborder dans la même négociation la question du temps de travail, la CGT a répondu par la négative. En effet, cela risquerait fort d’être vécu comme une instrumentalisation immédiate de la démocratie sociale.

Concernant la méthode de travail tout au long de la négociation, il nous semble important de souligner la responsabilité des organisations syndicales de salariés en tant que forces de proposition, pour ce qui concerne pas leur représentativité parmi les salariés. Il paraît donc indispensable que les textes matérialisant ces propositions aient a minima le même statut que les textes rédigés par la partie patronale.

Quant au calendrier, étant animés de l’objectif que le Parlement adopte la Réforme de la représentativité au cours de l’actuelle session parlementaire, il nous paraît indispensable de conclure à l’échéance du 31 mars. C’est la raison pour laquelle nous proposons de tenir le rythme d’environ une réunion par semaine.

Par Xavier
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /Jan /2008 23:16

Jean-Christophe LE DUIGOU, le 21 janvier 2008

A la première lecture, le rapport de la Commission Attali se présente comme un vigoureux plaidoyer pour la réforme, assorti d’un patchwork de plus de 300 mesures quelque peu hétéroclites. Derrière le ton moderniste du rapport dominent les propositions d’inspiration libérale. Mises sur le même plan, certaines de ces « propositions de décisions » vont de la banalité pure et simple (« mobiliser tous les acteurs pour l’emploi des jeunes », « aider les commerçants et les artisans à prendre part à la concurrence », « mettre en place les infrastructures nécessaires »…) à un pointillisme extravagant (« mettre en chantier 10 écopolis … dont 20% de la surface serait occupées par des plans d’eau ou des espaces verts »). Dans les faits, une majorité de préconisations n’a ni l’originalité ni la nouveauté qui étaient annoncées. Beaucoup reprennent des logiques mises en œuvre depuis 20 ans sans succès.

Pour autant, il n’est pas question de prendre ce rapport à la légère car il sera un élément du débat ouvert sur le contenu des réformes à promouvoir.

Le diagnostic posé dans le résumé introductif du document, est la partie la plus intéressante. Au-delà des constats : « un monde qui change à grande vitesse », « une vague de croissance internationale sans précédent », « des inégalités insupportables », « l’exigence d’un nouveau mode de développement », « une France qui prend du retard malgré des atouts exceptionnels », on perçoit des ambitions incontestables : un chômage réduit, 2,2 millions de logements de plus, un taux de pauvreté divisé par plus de 2, la réduction des différences d’espérance de vie…, le tout à l’horizon de 5 ans... Mais pourquoi le rapport nie-t-il les efforts déjà entrepris ? Et pourquoi accable-t-il une nouvelle fois « le modèle hérité de l’après-guerre » ? Le besoin de la démonstration fait écrire quelques contre-vérités. Puisqu’il est justement question de mise en cause « d’un conservatisme catastrophisme pour les jeunes » et d’une « rente triomphante dans les fortunes foncières, dans la collusion des privilégiés », il aurait fallu parler des 20 années que nous venons de vivre, caractérisées par l’argent-roi ! Au lieu d’accabler 1945, on pourrait utilement interroger le tournant de ces 2 décennies.

Cela dit, la mise en avant des citoyens les plus modestes, des jeunes, des salariés précaires, des exclus, de « tous ceux qui ont le plus besoin de croissance », est entièrement justifiée tout comme l’appel à une « véritable équité qui doit concerner toutes les catégories sociales et professionnelles, sans tabou, sans exclusive ». L’intuition d’une révolution technologique qui va bouleverser les sociétés et le travail est omniprésente et justifiée même si elle n’est pas vraiment analysée.

Les propositions, partie essentielle du document, paraissent largement plaquées sur cette introduction. L’effort pour les regrouper autour de « 8 ambitions » ne suffit pas à leur donner sens et cohérence nouvelle.

Certaines sont la reprise d’évidences qui, en soi, ne font plus débat comme « la maîtrise des connaissances de base par les élèves du 1er Cycle », « le besoin de développer la Recherche dans un certain nombre de secteurs porteurs », « l’accès de tous à Internet », « l’encouragement à la mobilité géographique », « la réduction des délais de paiement pour les PME », « la réforme de la formation professionnelle ». La nécessaire reprise d’une politique de l’immigration est mise en exergue mais ne se distingue pas de manière substantielle de ce que préconise le gouvernement sous l’appellation « d’immigration choisie » Côté positif, notons l’importance donnée à l’appui à la mobilité, aux reconversions des salariés et à la sécurisation des parcours professionnels. Soulignons la proposition d’élaborer un nouveau statut pour les chômeurs, la nécessité de réformer la représentativité des organisations syndicales, le souci de légitimer les négociations sociales. Le rapport ne dédaigne d’ailleurs pas les contradictions. La décision 143 « anticiper et négocier pour faire du licenciement économique un ultime recours » pourrait paraître intéressante. Elle se conclut sur la proposition « d’élargir les possibilités de licenciement pour raisons économiques » ! Mais le déséquilibre est patent entre quelques propositions d’amélioration de la situation des salariés et l’avalanche de remises en cause par ailleurs prônées.

Que dire de dizaines de propositions inspirées par la pensée libérale, qui nous renvoient aux vieilles recettes appliquées en d’autres temps. Recettes qui ne correspondent en aucun cas aux défis nouveaux que doit affronter le pays.

On retrouve, sans débat, sans nuance, tous les poncifs qui présentent les droits des salariés, le système de protection sociale, les dépenses publiques comme les principaux obstacles à la croissance. La mise en exergue du coût du travail ou la nécessité de sécuriser juridiquement la séparation à l’amiable vont combler d’aise le Medef.

Il faut « construire une société de plein emploi » annonce le rapport mais il nous propose un renforcement de l’exploitation des salariés : déroger largement à la durée légale du travail, faire sauter la référence à 65 ans pour toucher une retraite à taux plein, libérer totalement le cumul emploi-retraite, développer les fonds de pension à la française… Il dit vouloir « supprimer les rentes et les privilèges ». Il s’attaque aux taxis, au petit commerce mais laisse pour l’essentiel tranquilles les détenteurs de stock-options où ceux qui cumulent avantages fiscaux et grandes fortunes.

Il propose d’améliorer « la compétitivité des entreprises » mais pour cela il suggère d’accroître les exonérations de cotisation des employeurs qui atteignent déjà 30 milliards d’€ au détriment des salariés et de la consommation. Il propose de transférer plusieurs points de cotisations sociales sur la TVA et la CSG, d’exonérer des cotisations les entreprises qui embauchent des jeunes et des salariés âgés.

Il entend « préparer la jeunesse à l’économie du savoir » mais avance comme mesure-phare la constitution de 10 pôles universitaires élitistes qui pourront être financés jusqu’à 80% par le secteur privé.

Ne parlons pas du secteur public qui au lieu d’être vu comme un levier d’un développement nouveau, est considéré comme un handicap. Il est vrai la messe est dite : « L’État n’a presque plus les moyens d’agir sur la croissance » écrit le rapport, page 19. D’où l’objectif de réduire de 4 points de PIB les dépenses publiques, de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur 3, de transformer les administrations en Agences. Ce n’est plus de l’austérité, c’est un démantèlement.

Plus grave encore, le rapport semble souhaiter la fin de la spécificité de la Sécurité sociale en proposant de fusionner budget de l’État et budget de la Sécurité sociale. Pour le moins, une telle perspective mérite discussion ! Curieusement, le rapport reste largement muet sur de vrais handicaps de notre société. L’absence d’une véritable politique industrielle, les carences de notre système bancaire en matière de financement du développement économique, l’évasion des profits des entreprises vers les placements financiers, la perte de contrôle de nombreuses filières productives et, bien entendu, tout le volet de la gestion de l’emploi et du travail par les firmes qui génère un gâchis humain et de ressources considérable.

Ajoutons le volet de la politique économique, française et européenne, pourtant si décisive pour une croissance durable, qui est d’emblée écarté de la réflexion.

Cela donne un rapport partiel et partial loin de la contribution éclairée au débat que l’on aurait pu attendre à la veille d’une nouvelle loi de modernisation économique et sociale annoncée par le gouvernement pour le printemps.

 

 
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Par Xavier
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /Jan /2008 23:11

Le succès de la mobilisation doit peser sur les débats en cours à l’Assemblée nationale


Alors que le débat à l’Assemblée Nationale se poursuit jusqu’au 24 janvier, la CGT entend maintenir son action, le mouvement de grève étant reconduit dans de nombreux établissements de l’assurance-chômage

Alors que les députés viennent d’entamer l’examen du projet de loi relatif à la fusion entre l’Anpe et les Assedic, la CGT apporte tout son soutien à la mobilisation des salariés de l’assurance-chômage. A l’instar des précédents mouvements de grève initiés par les salariés, la mobilisation d’hier a été un succès avec près de 40 % de grévistes. La CGT qui revendique la création d’un service public de l’emploi porteur de progrès pour tous, réitère son opposition à ce projet de fusion qui organise notamment :

  • la privatisation de l’Anpe, établissement public de l’Etat et composante du service public de l’emploi

  • la remise en cause pour les salariés de l’assurance chômage du maintien de leur convention collective nationale et le démantèlement du régime d’assurance-chômage avec le transfert de la fonction recouvrement aux URSSAF.

  • la disparition de l’Afpa, élément du service public de l’emploi en tant que structure nationale chargée de la formation qualifiante des adultes et sa mise en concurrence avec le secteur privé. Les salariés de l’Afpa ont d’ailleurs également exprimé leur vive inquiétude en participant à la manifestation d’hier devant le Palais Bourbon.


  • En lieu et place d’une fusion au rabais méprisant les personnels des institutions concernés, la CGT revendique la création d’un service public de l’emploi respectueux des droits des agents et salariés des institutions concernés :

    Pour la CGT, les agents de l’Anpe doivent garder leur statut public et les salariés de l’assurance-chômage leur convention collective nationale. En tout état de cause, le droit d’option par rapport aux anciens droits doit être proposé à tous les salariés.

    La fusion va d’autre part accélérer le renforcement du dispositif de contrôle et de sanctions à l’encontre des privés d’emploi. Les déclarations récurrentes du président de la République sur les conséquences du refus de deux offres dites « valables d’emploi » et d’une offre de formation auront pour conséquence des radiations massives.

    La CGT refuse la création d’une institution chargée de fournir aux entreprises des travailleurs façonnés selon leurs seuls besoins : précarité, salaires au rabais, formation adaptative…La CGT revendique pour sa part la création d’un grand service public de l’emploi orienté tant vers les demandeurs d’emploi que vers les salariés, ceci afin de sécuriser les parcours professionnels de chacun. Fusionner les deux institutions reviendrait à n’avoir comme seul objectif que la recherche effrénée de rendement par la sortie du chômage à n’importe quel prix (placements forcés, radiation…) afin de répondre aux objectifs fixés par Nicolas Sarkozy : atteindre les 5% de chômage d’ici 2012.

    Alors que le débat à l’Assemblée Nationale se poursuit jusqu’au 24 janvier, la CGT entend maintenir son action, le mouvement de grève étant reconduit dans de nombreux établissements de l’assurance-chômage.
Par Xavier
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Etes-vous justiciables ?

Quel Conseil de Prud'hommes Choisir ?
Quelle procédure suivre ?
Le référé
  Bureau de Conciliation et Jugement
  Le Départage
  Notification et exécution provisoire du jugement
Les voies de recours
  L'Opposition
  L'Appel
  Le Pourvoi en Cassation
Faire exécuter les décisions
   
   
   

Le Conseil de Prud'hommes, Pourquoi ? Pour Qui ? Comment ?

C'est un tribunal spécialisé qui a la charge de faire respecter les textes légaux et conventionnels relatifs au droit du travail.

Le Conseil de Prud'hommes est seul compétent pour trancher tout litige opposant un salarié à son employeur (ou vice versa) qui survient à l'occasion de la conclusion de l'exécution de la rupture du contrat de travail ou d'apprentissage.

Le Conseil de Prud'hommes est une juridiction élective et paritaire. Les conseillers (des juges) sont élus pour 5 ans et représentent à part égale les salariés et les employeurs. A Paris 402 (dont 127 CGT) salariés + 402 employeurs.

C'est une justice relativement rapide, comparativement aux autres juridictions, c'est une justice gratuite puisqu'il n'est pas obligatoire d'être assisté par un avocat, c'est une justice efficace puisque 75% des salariés qui engagent le procès obtiennent totalement ou partiellement satisfaction. La grande majorité de ces décisions sont confirmées par la Cour d'Appel.

Le procès prud'homal comporte sauf exception, une phase de conciliation avant de passer en Bureau de jugement.

Les litiges URGENTS comme par exemple le non paiement des salaires ou la remise de documents sociaux peuvent se traiter par référé prud'homal et trouver une solution dans un délai de 1 mois environ.

IMPORTANT :
Avant d'engager un procès prud'homal contre votre employeur, faites vous conseiller par un militant CGT de votre entreprise, de votre profession, de votre union locale ou de votre union départementale ou bien à la permanence juridique CGT - bureau 106 - 3 rue du Château d'Eau - 75010 PARIS - téléphoner le matin au 01.44.84.50.35

Êtes-vous justiciable?

OUI, si vous êtes:

  • salarié d'une entreprise privée ou d'une association
  • salarié d'une entreprise publique privée (RATP - Sécurité Sociale - SNCF - EDF/GDF - Air France etc...)

NON si vous êtes :

  • Fonctionnaire ou auxilliaire relevant du statut de la fonction publique (PTT - Enseigants - hospitaliers - police etc...) vous devez saisir le Tribunal Administratif.
De quelle section relevez-vous ?

Le Conseil de Prud'hommes est divisé en 5 sections. Les litiges sont traités par la section dont dépend l'activité principale de l'employeur (voir code NAF) :

  • section Industrie pour les ouvriers et employés relevant de la section industrie
  • section Commerce pour les ouvriers et employés relevant du commerce et des services commerciaux
  • section Agriculture pour les ouvriers et employés relevant des professions agricoles
  • section Activités Diverses pour les ouvriers et employés relevant de sections autres que le commerce, l'industrie, l'agriculture
  • section Encadrement pour les cadres et assimilés, les techniciens supérieurs, les agents de maîtrise qui ont une délégation écrite de commendement, les V.R.P., les journalistes.

En cas de litige sur la saisine d'une section, Le Président du Conseil désigne par ordonnance la section compétente.

Quel Conseil de Prud'hommes choisir ?

Le salarié a le choix de saisir : (R 517-1 d Code du Travail)

  • Le conseil de Prud'hommes du ressort de l'établissement si le travail est exécuté dans un établissement (bureau - boutique - atelier)
  • Le conseil de Prud'hommes du ressort du siège social de la société ou du domicile si l'employeur est un particulier
  • Le conseil de Prud'hommes du ressort du lieu ou le contrat de travail a été signé
  • Le conseil de Prud'hommes du domicile du salarié si le travail est effectué en dehors de tout établissement ou au domicile du salarié
Quelle procédure suivre ?

Le litige avec votre employeur peut être examiné par la formation de référé ou (et) par le bureau de conciliation et le bureau de jugement

Assistance et représentativité des parties : (article R 516-5 du Code du Travail)

En principe l'employeur et le salarié doivent comparaître personnellement devant les prud'hommes, ils ont toutefois la possibilité de se faire assister et en cas de motif légitime de se faire représenter par :

  • les salariés ou les employeurs appartenant à la même branche d'activité
  • les délégués syndicaux disposant d'un mandat du syndicat pour le procès
  • le conjoint (pas le concubin)
  • les avocats.

IMPORTANT :
A l'exception de l'avocat, la personne habilitée à vous représenter et à agir en votre nom doit être munie d'un pouvoir spécial daté et signé de votre main.

Le Référé : (art. R516-30 et 31 du Code du Travail)

C'est une procédure rapide pour les litiges URGENTS et pas sérieusement contestables, tels que les non paiement de salaires, primes.... pour obtenir le remise de documents (attestations ASSEDIC - Sécu - bulletin de paie..) ou pour faire cesser un trouble illicite (discrimination - licenciement d'élu ou mandaté etc..)

La saisine (art. R 516-32 du Code du Travail)

La demande en référé est formée au choix du demandeur :

  • soit directement au Greffe du conseil de Prud'hommes (procédure gratuite)
  • soit par acte d'Huissier de Justice (frais d'Huissier à payer)

Les audiences de référé du conseil de Prud'hommes de Paris se tiennent généralement les lundis - mercredis et vendredis à partir de 13 heures

Conseil de Prud'hommes de Paris : 27 rue Louis Blanc - 75010 PARIS
Standard : 01 40 38 52 00

Les décisions :

Les décisions de référé sont appelées ordonnances.
Elles sont provisoires mais exécutoires dès la notification aux parties

Bureau de Conciliation et Jugement

La saisine :

La demande est effectuée directement auprès du secrétariat du Greffe. Elle peut également être adressée par lettre recommandée à

Conseil de Prud'hommes de Paris : 27 rue Louis Blanc - 75010 PARIS

Elle doit indiquer les noms et adresses des parties ainsi que toutes les réclamations relatives au contrat de travail. Les montants doivent être chiffrés (en euros).

Le secrétariat Greffe convoquera le demandeur par lettre simple et le défendeur par lettre recommandée avec AR.

Les délais :

  • 5 ans à compter de la saisine pour réclamer les rappels et accessoires de salaire. Au delà il y a prescription de la demande.
  • 30 ans pour réclamer l'indemnité de licenciement, de dommages et intérêts....

La Conciliation :

A l'exception de quelques cas de dispenses portant sur le congé parental, la requalification de CDD en CDI, la mise en liquidation judiciaire de société, tout litige porté devant le conseil de prud'homme est soumis obligatoirement à la tentative de conciliation.

Le déroulement de l'audience :

Le bureau de conciliation est composé de deux conseillers (un conseiller salarié et un employeur). Il entend à huit clos les explications des parties. Il s'efforce d'essayer de les concilier tout en respectant les intérêts de chacun.

S'il y a conciliation un procès verbal est dressé mentionnant la teneur de l'accord. L'accord est exécutoire immédiatement et à l'autorité de la chose jugée.

S'il y a échec de la conciliation, le bureau de conciliation ordonner des mesures d'instruction et désigner un conseiller rapporteur, ordonner le versement de provision sur salaire, congés payés, indemnité de rupture, ordonner la délivrance sous peine d'astreinte de toute pièce (bulletin de paie, attestation ASSEDIC) que l'employeur est tenu de délivrer au salarié, et transmettre l'affaire en bureau de jugement.

Les audiences de conciliation du conseil de prud'homme de Paris se tiennent généralement le matin à 9 heures.

Le jugement

le bureau de jugement est composé de 4 conseillers (2 salariés et 2 conseillers employeur). Les audiences sont publiques.

Le déroulement de l'audience :

La procédure est orale. le bureau de jugement écoute les explications des parties. Des nouveaux chefs de demande sont recevables en cours d'instance. Le bureau de jugement écoute les explications des parties, leurs arguments de fait et de droit et vérifie que les documents et pièces ont été échangés entre les plaignants.

Après plaidoierie les dossiers sont remis au Président qui fixe la date du prononcé du jugement.

Le bureau de jugement dont les délibérés sont secrets, statue à la majorité absolue des voix. En cas d'égalité des voix (partage) l'affaire est renvoyée devant le même bureau de jugement présidé par le juge d'instance (juge départiteur).

Les audiences de jugement du conseil de prud'homme de Paris se tiennent généralement l'après-midi à 13 heures.

Le départage :

Les formations des conseils de prud'hommes sont composées en nombre égal d'employeurs et de salariés. il peut y avoir partage des voix. Dans ce cas l'affaire est renvoyée pour être rejugée devant la même formation de référé. Le même bureau de conciliation ou le même bureau de jugement présidé cette fois par un juge professionnel du tribunal d'instance qui contribuera à dégager une majorité absolue de voix après avoir délibéré pour solutionner le litige.

Notification et exécution provisoire du jugement

Les jugements sont notifiés aux parties par lettre recommandée avec AR. L'exécution provisoire des jugements prud'homaux peut être ordonnée. Elle est de droit dans les cas suivants (R 516-37 du Code du Travail) :

  • Jugements qui ne sont pas susceptibles d'appel
  • Jugement qui ordonne le paiement des salaires, accessoires de salaires, indemnité de rupture dans la limite de 9 mois de salaire.
  • Jugement qui ordonne la remise de toute pièce que l'employeur est tenu de délivrer.

Les voies de recours:

L'opposition :

L'opposition c'est un moyen à disposition du défendeur s'il n'a pas comparu, lorsqu'il n'a reçu personnellement de citation à comparaître.

L'opposition doit être formulée dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement par défaut.

L'appel :

L'appel tend à faire réformer ou annuler par la Cour d'Appel un jugement prud'homal ou une ordonnance de référé. Il est recevable si l'un des chefs de demande dépasse le taux de compétence en dernier ressort
(4 000euros au 1er octobre 2005) ou lorsque l'un des chefs de demande est indéterminé (annulation d'une mise à pied par exemple).

L'appel doit intervenir dans le mois de la notification du jugement (15 jours pour une ordonnance de référé) par déclaration faite au Greffe de la Cour d'Appel par pli recommandé accompagnée d'une copie de la décision contestée.

A moins que le Conseil n'ai ordonné l'exécution provisoire du jugement, l'appel suspend l'exécution du jugement.

Le pourvoi en Cassation :

Le délai est de deux mois à compter de la notification de l'arrêt ou du jugement ou de l'ordonnance

Le pourvoi est formé par une déclaration que la partie remet ou adresse par lettre recommandée au secrétariat du Greffe (1).

Le pourvoi en cassation n'a pas d'effet suspensif.

Il peut être recevable pour les causes suivantes :

  • violation de la loi - incompétence - excès de pouvoir
  • vice de forme - manque de base légale - contrariété des motifs

La cour de cassation n'a pas pour objectif de rejuger les faits mais de vérifier que la loi a été respectée. Il n'est ouvert qu'à l'encontre des jugements ou des ordonnances de référés rendus en dernier ressort par le conseil de prud'hommes ou contre des arrêts de la Cour d'Appel.

(1) depuis le 1er janvier 2005, l'assistance d'un avocat à la cour de cassation est sésormais obligatoire pour les affaires prud'homales (Décret du 20 août 2004).

Faire exécuter les décisions

Après avoir reçu par lettre recommandée la notification de la décision (jugement - ordonnance) il appartiendra à la partie condamnée, aux termes des délais de recours d'exécuter la décision.

En cas de refus il conviendra de demander au secrétariat Greffe le jugement revêtu de la formule exécutoire (la grosse), le certificat de non appel et transmettre le dossier à un huissier de justice territorialement compétent pour qu'il obtienne l'exécution de la décision, en procédant si besoin, à une saisie conservatoire des biens du condamné récalcitrant.

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