Recherche

Texte libre

l'Assistant du salarié ou Conseiller du salarié

Entretien Préalable au licenciement

L'article L. 122-14. du Code du Travail prévoit : "l'employeur, ou son représentant, qui envisage de licencier un salarié doit, avant toute décision, convoquer l'intéressé par lettre recommandée, ou par lettre remise en main propre contre décharge en lui indiquant l'objet de la convocation. En l'absence d'institutions représentatives du personnel dans l'entreprise (comité d'entreprise, délégués du personnel) le salarié a la faculté de se faire assister par un conseiller de son choix...".
"l'entretien préalable ne peut avoir lieu moins de cinq jours ouvrables après la présentation au salarié de la lettre recommandée de convocation ou sa remise en main propre. Au cours de l'entretien, l'employeur est tenu d'indiquer le ou les motifs de la décision envisagée et de recueillir les explications du salarié"
La liste départementale des conseillers du salarié est disponible à l'inspection du travail et dans les mairies. Un salarié a libre choix de son conseiller, il peut donc faire appel à n'importe quel assistant CGT de cette liste sans tenir compte de la profession exercée ou de l'arrondissement... le conseiller du salarié dont la fonction est bénévole ne dispose que de 15 heures par mois payées par l'employeur pour effectuer sa mission.

Nom-Prénom
Profession
coordonnées
AMICI Patricia Employée de banque

01.44.83.54.81
01.44.83.53.85

ASCOUET Fabienne Conducteur de Métro

06.85.93.86.74

AUFFRET Alain Animateur Social

01.53.38.41.37

AUVEILER Philippe Professeur de Français

06.33.63.36.46

BARRIERE Marie-Claude Cadre Mutuelle

06.61.93.83.85

BAZOGE Annie Secrétaire - Commerce

06.81.10.26.87

 
BENSSOUSSAN Paul Agent de sécurité

06.14.47.96.93

 
BLOCH Richard Commercial SNCF

06.10.20.19.72

 
BOURDEUX Yves Retraite

06.15.20.92.33

 
BOUZAR Djamal Chef de Service
Hôtellerie - restauration

01.40.68.50.68

 
BROCHARD Sandrine Vendeuse - commece

06.85.99.42.44

 
CARILLON Patrick Numérisateur

06.64.72.07.33

 
CASILE Claude Maître d'Hôtel

01.40.07.62.30
01.40.07.32.32

 
CHAFAÏ Sourya Secrétaire juridique

06.83.19.25.25

 
CHAGNON Laure Caissière

06.19.90.64.09

 
CHI Jacques Retraité Cadre Banque

06.72.14.77.91

 
DAHAN David Employé de Banque

06.64.17.95.23

 
DAMJANOVIC Stéphane Contrôleur pincipal
Prévention Surveillance

06.33.47.59.65

 
DELAUNAY Michelle Documentaliste - Assurance

01.44.63.49.85

 
DEMEYER Catherine Comptable

01.43.31.98.45

 
DEQUEKER Thierry ASCT Transport

01.46.28.11.79

 
DE SOUSA Antonio Coloriste teinturier

06.20.90.89.92

 
DE SOUSA José Chef de Rang - Restauration

06.73.91.92.09

 
DRIEU Michel Ouvrier d'Etat

01.40.46.57.18

 
DUCOIN Roger Imprimeur

06.67.38.02.93

 
DUFRESNE Guillaume Ingénieur Industrie Pharmaceutique

01.44.96.12.96

 
DUPONT Daniel Attaché juridique - organismes sociaux

06.07.60.85.36

 
EL ACHKAR Samy Chef d'étages

01.46.07.36.39

 
EL MEZLOUGUI Ahmed Agent de maîtrise - Nettoyage

06.16.04.34.49

 
EL RHASSOULI Asselhadi Chef d'équipe MAC DO

06.50.27.77.27

 
ETCHEGOINBERRY Patrick Employé de presse

01.40.13.30.72

 
FARRAN CHALUMEAU Nathalie Ingénieur d'études informatique

06.61.85.38.82

 
FASOLI Solange professeur des écoles
rééducatrice EN

06.70.17.16.88

 
FORTUNA Kwaku Directeur Adjoint - restauration rapide

06.23.36.25.90

 
FRITZ Jacques Cadre logistique

06.12.39.26.42

 
GAGNAIRE Isabelle Attachée d'(administration centrale au Ministère de la Santé

06.83.51.41.57

 
GALINANES José Cadre assurances

06.30.69.69.53

 
GRIMAULT Philippe Employé de Bureaux d'Etudes

06.63.33.98.92

 
GUETTICHE Abdel Malek Intervenant 1er secours - Santé Privée

06.76.96.30.42

 
HAU Christophe Chef de service communication

06.80.05.27.07

 
HAMMAMI BOUOUNI Lamjed Ouvrier Nettoyage

06.20.59.68.59

 
HUET Hervé Opérateur (Sécurité)

06.03.59.33.40
01.45.33.83.34

 
HENRIQUEZ Luisa Mariella Auxilliaire Sociale

06.12.72.06.99

 
HERBERT Guy Responsable Qualité Nattoyage

06.16.20.32.06

 
ISMANI Muterzan Chef barman hôtel

01.45.78.50.00
01.45.33.83.34

 
JAÏBI Bouchaïb Formateur Conseil

06.03.55.75.81

 
JANICIC Sophie retraitée cadre Assedic

01.44.78.53.43
01.40.29.14.40

 
JEANNIN Joël Agent logistique restauration ferroviaire

06.21.54.12.35

 
JANVIER Paul Retraité de commerce

06.89.18.31.89

 
JOURDAIN Marie Anne Assistance juridique agroalimentaire

06.80.20.47.88

 
KERMEN Jean-Yves Technicien de la banque

01.53.63.58.17
01.42.22.15.20

 
KHERIAN Michel Employé logement

06.62.42.27.30

 
KOUYATE Dramane Agent de propreté - Nettoyage

06.64.84.50.78

 
LALANNE Denis Agent des Douanes

06.87.19.19.23

 
LAMBERT Jean-Louis Employé de banque

06.79.53.37.61

 
LANTIERI Françoise Mathilde Vendeuse Publicité

01.42.87.73.29

 
LEOTY Christian Retraité chimie

06.11.22.88.87

 
LO FERMO Fausta modéliste

01.53.38.48.14

 
LOPEZ Jean-Paul Retraité

01.43.35.49.33

 
LOVERA Annie Secrétaire Ass. D'anciens Combattants

01.44.62.86.62

 
MACE GAUBICHER Françoise Conductrice Métro

06.18.16.44.66

 
MARINO Mario Agent RATP

06.82.66.05.71

 
MARTIN Christophe Cadre Responsable magasin

06.62.50.56.79

 
MBAISSINE Moita Chef de poste Sécurité prévention

06.71.86.71.58

 
MODJAVERIAN Mahchid Comptable

06.21.72.05.15

 
MORBELLI Maurice Pompier grands magasins

06.80.25.62.31

 
MOULEY Laurent Agent d'accueil

06.74.64.21.71

 
NUZZOLO Francesco Informaticien

01.73.04.73.42

 
O BRIEN Charles Professeur d'Anglais

06.62.60.39.51

 
ONANA ELOUNDOU Julien Chef de poste sûreté

06.82.55.95.24

 
OPENDHOVE Dominique comptable

06.27.44.21.67

 
PEPPOLONI Massimiliano Ingénieur Etude

06.13.81.36.22

 
PERRIN Philippe Concierge - hôtellerie Restauration

06.20.36.08.48

 
PEYRE Josiane Conseillère cosmétique

06.27.32.64.24

 
PORTE Gérard Technicien du spectacle vivant

06.09.81.48.64

 
POTDEVIN Thierry Peintre en bâtiment

06.24.33.67.31

 
POUCHECARANE Mouttouvezou Technicien Electricité

06.29.53.23.25

 
ROUSSEAU Lionel Journaliste presse

06.80.62.90.41

 
SALFATI Monette modéliste

06.10.37.84.81

 
SOUMAROU Souleymane Agent de Propreté

06.75.63.68.55

 
TES Eng Yu Informaticienne - editeur de logiciels

06.13.34.35.10

 
TOUNKARA Anthioumane Demandeur d'emploi

06.89.36.50.53

 
TRAORE Madassa Ouvrier Nettoyage

06.83.90.68.11

 
YALALI Amokrane Chef de Rang

06.62.39.19.77

 

Bienvenue sur le Blog de l'UL.CGT Paris11

Le Blog des Syndicats et Sections Syndicales CGT du 11ème arrondissement pour la diffusion des informations syndicales de nos syndiqués et des salariés de notre arrondissement.
Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 17:21

JOURNEE MEMORABLE AVEC LENDEMAINS !

Nous en attendions beaucoup.
Le résultat : 2 500 000 manifestants dans toute la France,
300 000 à PARIS !

Les grèves et les défilés à travers tout le pays, ce jeudi 29 janvier, ont amplement illustrés le « raz le bol » ressenti et le profond désir de mieux vivre et d’avoir un avenir d’une population à 70 % favorable à la mobilisation !

Le cortège parisien, groupé derrière (ou devant !) la banderole de l’Union départementale, donnait un aperçu de l’ampleur et de la tonicité de la journée ainsi que des revendications exprimées.

Un aperçu du défilé de l’Union départementale de Paris :

Nouvelles Frontières, Services publics de la Petite enfance et du nettoiement, Assistance publique des hôpitaux de Paris et ses établissements - Tenon, Saint Vincent de Paul, Trousseau, Bichat/Claude Bernard… - , CIC, Crédit Lyonnais, Opéra de Paris, Archives nationales, Commerces et services – Printemps, Galeries Lafayette, hôtel Concorde Lafayette… - , Postaux de Paris, RATP, Cheminots, Energie, Audiovisuel, Opéra de Paris, syndicat de l’Intérim, syndicats de l’Action sociale, retraités, privés d’emploi, sans-papiers et sans-papiers avec papiers désormais, des conseillers prud’homaux, ainsi que de nombreux autres syndicats et salariés ralliés sous la bannière de leur Union locale…

Sans aucun doute, le 29 janvier marquera les mémoires. D’ores et déjà, préparons ses lendemains… !

 

Quelques banderoles et manifestants traqués par notre objectif

Galeries de portraits

 

 

UN TRACT CONFEDERAL, DES GREVES ET DES MANIFESTATIONS VISIBLES EN FRANCE ET DANS TOUTE L’EUROPE : LIEN

 

 

EN BREF, D’AUTRES QUESTIONS ET D’AUTRES LUTTES

HOPITAL « ENTREPRISE », SOINS « MARCHANDISES » : LE REFUS

Samedi 24 janvier, à l’appel d’organisations syndicales dont la CGT, de professionnels de santé, d’usagers, d’associations et de partis politiques de gauche, plusieurs dizaines de rassemblements étaient organisés dans toute la France pour s’opposer à loi « Hôpital, patients, territoire, santé » (HPTS) et exiger un service public libéré des restrictions budgétaires, capable de répondre aux besoins de chacun. Le refus de transformer les soins en simples marchandises jetées en pâture au privé était au centre de ces initiatives.

A Paris, 200 personnes se sont retrouvées devant l’hôpital Saint-Vincent de Paul dont la fermeture est programmée dans le cadre du regroupement des 38 hôpitaux de l’AP-HP en 13 territoires de santé.

Elles ont dénoncé l’insuffisance de moyens, en équipement et en personnel, responsable d’une dégradation des soins et des conditions de travail sans précédent.

La loi Bachelot sera débattue au Parlement, en février prochain.

MEILLEURE SANTE A TOUS, UN ENJEU D’AVENIR EN 2009 : LIEN A VENIR AVEC LE TRACT

LA LOI BOUTIN A CONTRE COURANT DU DROIT AU LOGEMENT

La loi Boutin dite « MOBILISATION POUR LE LOGEMENT » a été adoptée en première lecture par le Sénat.

Son examen a commencé le 27 janvier à l’Assemblée nationale.

La CGT, partie prenante du collectif contre la loi Boutin regroupant 5 confédérations syndicales et 5 organisations de locataires, dénonce un projet à contre-courant du droit au logement social. Le désengagement financier de l’Etat va de pair avec la remise en cause du droit au maintien dans les lieux et l’abaissement des plafonds de ressource. En réservant le logement social uniquement aux familles les plus pauvres, ce projet va à l’encontre de la mixité et de la cohésion sociale ainsi que du bien vivre ensemble. C’est une politique des ghettos nuisible à tous. Elle va à l’encontre des besoins qui impliqueraient au contraire le développement du parc de logements sociaux dans toutes les villes de France par l’application rigoureuse de l’article 55 de la loi SRU (obligation pour chaque commune de 1500 habitants en Ile de France et 3500 dans les autres régions - comprise dans une agglomération de 50 000 habitants -, de compter au moins 20% de logements locatifs sociaux.).

Le collectif contre la loi Boutin s’est adressé aux députés pour réaffirmer les raisons de son opposition au projet et demander la mise en place d’un Grenelle de l’Habitat pour « redéfinir ce que doit être une politique de l’habitat et les garanties qu’elle doit apporter à toutes les générations ».

NEGOCIATIONS AGIRC-ARRCO

Le 27 janvier ont débuté les négociations sur les régimes complémentaires des salariés du privé. Ces régimes ARRCO-AGIRC sont régis par des accords paritaires interprofessionnels. Le précédent accord a pris fin le 31 décembre 2008.

Une structure spécifique de financement (AGFF) permettait, dès l’âge de 60 ans, à l’identique du régime général, la liquidation, sans abattement de la retraite complémentaire.

Le MEDEF veut profiter de l’occasion pour porter un « coup de griffe » à la retraite à 60 ans ; la CGT, quant à elle, demande sa pérennisation par l’intégration de la cotisation AGFF. Elle préconise également d’autres mesures comme l’extension de l’assiette de cotisation à l’intéressement et à la participation, l’indexation des valeurs du point et des salaires de référence sur l’évolution des rémunérations ou encore la modulation des cotisations employeurs à l’ARRCO et à l’AGIRC, en fonction de la politique d’emploi des entreprise (comme revendiquée pour l’ensemble des cotisations employeur de la sécurité sociale).

A suivre…

TEMPS DE TRAVAIL, LA CGT PORTE PLAINTE

La CGT porte plainte auprès du Conseil de l’Europe à l’encontre du gouvernement de la France pour violation de la Charte sociale européenne. Cette plainte vise en trois points la loi du 20 août 2008 sur le temps de travail : atteinte au droit au repos et à la santé, durée du travail excessive et atteinte au droit à une rémunération équitable.

Plus précisément, la CGT dénonce le régime du forfait jours et des astreintes comme étant contraire au droit à une durée du travail raisonnable et au droit au repos. Elle dénonce également comme étant contraire à une rémunération équitable, le régime de la « journée de solidarité » et celui du forfait en jours.

Elle demande au Conseil de l’Europe la condamnation de la France pour violation de la Charte sociale et la formulation d’une recommandation pour l’inciter fortement à se mettre en conformité.

PROCHE-ORIENT

Des négociations pour une paix juste et durable

Une déclaration de la CGT

A GAZA, les armes se sont enfin tues, un cessez le feu est décrété après plus de trois semaines d’intervention israélienne ayant provoquée plus de 1000 morts, plusieurs milliers de blessés et son cortège de destructions massives. Cette stratégie militaire absurde, loin d’éradiquer le Hamas, a fait de cette organisation un symbole de la résistance palestinienne et a, dans le même temps affaibli tous ceux qui luttent pour une paix obtenue par une solution politique. Le cessez le feu ne peut être qu’une première étape car il y a urgence à venir en aide aux familles et la communauté internationale ne peut se contenter d’un retour à une situation antérieure c’est à dire un blocus de 16 mois qui avait rendu ce territoire exsangue. L’échec garanti de toutes solutions militaires conduit la CGT à :
- Demander la création d’une commission d’enquête internationale auprès de l’ONU pour examiner l’action de l’armée israélienne accusée de crimes de guerre
- Exiger l’envoi d’une force d’interposition, afin de faire respecter le cessez le feu et l’accès de l’aide humanitaire.
- Faire pression internationalement sur Israël et demander l’arrêt de la coopération militaire et de la vente d’armes, notamment françaises, et la suspension de l’accord d’association entre l’Union Européenne et Israël.

L’aide à la reconstruction ne sera efficace que si elle est accompagnée, dans le cadre du droit international, de négociations politiques repensant le processus de paix en ayant la volonté de traiter les questions de fond que représentent l’occupation, la colonisation, le statut de Jérusalem et la question des réfugiés.

Montreuil, le 26 janvier 2009

 

LA CGT APPELLE A LA SOLIDARITE

ADRESSER VOS DONS A L'ORDRE DE :
"AVENIR SOCIAL SOLIDARITE GAZA"
263 RUE DE PARIS - CASE 419
93514 MONTREUIL CEDEX

 

ELECTIONS PRUD'HOMALES, 3 DECEMBRE 2008

Consulter les résultats : LIEN
Un message fort des cadres : LIEN
Déclaration UGICT CGT Paris : LIEN
Tract recto/verso de l'UD CGT de Paris : LIEN

TRAVAIL DU DIMANCHE

La Fédération CGT du commerce a édité une carte pétition :

LA CARTE PETITION : LIEN
Vous pouvez également consulter le site :
- de la Fédération CGT du commerce et des services : www.commerce.cgt.fr
- de l'Union syndicale CGT Paris du commerce et des services : www.uscommerceparis.free.fr
Pour plus d'informations vous pouvez consulter notre site confédéral : LIEN
Par Xavier
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recommander

Texte libre

 

Etes-vous justiciables ?

Quel Conseil de Prud'hommes Choisir ?
Quelle procédure suivre ?
Le référé
  Bureau de Conciliation et Jugement
  Le Départage
  Notification et exécution provisoire du jugement
Les voies de recours
  L'Opposition
  L'Appel
  Le Pourvoi en Cassation
Faire exécuter les décisions
   
   
   

Le Conseil de Prud'hommes, Pourquoi ? Pour Qui ? Comment ?

C'est un tribunal spécialisé qui a la charge de faire respecter les textes légaux et conventionnels relatifs au droit du travail.

Le Conseil de Prud'hommes est seul compétent pour trancher tout litige opposant un salarié à son employeur (ou vice versa) qui survient à l'occasion de la conclusion de l'exécution de la rupture du contrat de travail ou d'apprentissage.

Le Conseil de Prud'hommes est une juridiction élective et paritaire. Les conseillers (des juges) sont élus pour 5 ans et représentent à part égale les salariés et les employeurs. A Paris 402 (dont 127 CGT) salariés + 402 employeurs.

C'est une justice relativement rapide, comparativement aux autres juridictions, c'est une justice gratuite puisqu'il n'est pas obligatoire d'être assisté par un avocat, c'est une justice efficace puisque 75% des salariés qui engagent le procès obtiennent totalement ou partiellement satisfaction. La grande majorité de ces décisions sont confirmées par la Cour d'Appel.

Le procès prud'homal comporte sauf exception, une phase de conciliation avant de passer en Bureau de jugement.

Les litiges URGENTS comme par exemple le non paiement des salaires ou la remise de documents sociaux peuvent se traiter par référé prud'homal et trouver une solution dans un délai de 1 mois environ.

IMPORTANT :
Avant d'engager un procès prud'homal contre votre employeur, faites vous conseiller par un militant CGT de votre entreprise, de votre profession, de votre union locale ou de votre union départementale ou bien à la permanence juridique CGT - bureau 106 - 3 rue du Château d'Eau - 75010 PARIS - téléphoner le matin au 01.44.84.50.35

Êtes-vous justiciable?

OUI, si vous êtes:

  • salarié d'une entreprise privée ou d'une association
  • salarié d'une entreprise publique privée (RATP - Sécurité Sociale - SNCF - EDF/GDF - Air France etc...)

NON si vous êtes :

  • Fonctionnaire ou auxilliaire relevant du statut de la fonction publique (PTT - Enseigants - hospitaliers - police etc...) vous devez saisir le Tribunal Administratif.
De quelle section relevez-vous ?

Le Conseil de Prud'hommes est divisé en 5 sections. Les litiges sont traités par la section dont dépend l'activité principale de l'employeur (voir code NAF) :

  • section Industrie pour les ouvriers et employés relevant de la section industrie
  • section Commerce pour les ouvriers et employés relevant du commerce et des services commerciaux
  • section Agriculture pour les ouvriers et employés relevant des professions agricoles
  • section Activités Diverses pour les ouvriers et employés relevant de sections autres que le commerce, l'industrie, l'agriculture
  • section Encadrement pour les cadres et assimilés, les techniciens supérieurs, les agents de maîtrise qui ont une délégation écrite de commendement, les V.R.P., les journalistes.

En cas de litige sur la saisine d'une section, Le Président du Conseil désigne par ordonnance la section compétente.

Quel Conseil de Prud'hommes choisir ?

Le salarié a le choix de saisir : (R 517-1 d Code du Travail)

  • Le conseil de Prud'hommes du ressort de l'établissement si le travail est exécuté dans un établissement (bureau - boutique - atelier)
  • Le conseil de Prud'hommes du ressort du siège social de la société ou du domicile si l'employeur est un particulier
  • Le conseil de Prud'hommes du ressort du lieu ou le contrat de travail a été signé
  • Le conseil de Prud'hommes du domicile du salarié si le travail est effectué en dehors de tout établissement ou au domicile du salarié
Quelle procédure suivre ?

Le litige avec votre employeur peut être examiné par la formation de référé ou (et) par le bureau de conciliation et le bureau de jugement

Assistance et représentativité des parties : (article R 516-5 du Code du Travail)

En principe l'employeur et le salarié doivent comparaître personnellement devant les prud'hommes, ils ont toutefois la possibilité de se faire assister et en cas de motif légitime de se faire représenter par :

  • les salariés ou les employeurs appartenant à la même branche d'activité
  • les délégués syndicaux disposant d'un mandat du syndicat pour le procès
  • le conjoint (pas le concubin)
  • les avocats.

IMPORTANT :
A l'exception de l'avocat, la personne habilitée à vous représenter et à agir en votre nom doit être munie d'un pouvoir spécial daté et signé de votre main.

Le Référé : (art. R516-30 et 31 du Code du Travail)

C'est une procédure rapide pour les litiges URGENTS et pas sérieusement contestables, tels que les non paiement de salaires, primes.... pour obtenir le remise de documents (attestations ASSEDIC - Sécu - bulletin de paie..) ou pour faire cesser un trouble illicite (discrimination - licenciement d'élu ou mandaté etc..)

La saisine (art. R 516-32 du Code du Travail)

La demande en référé est formée au choix du demandeur :

  • soit directement au Greffe du conseil de Prud'hommes (procédure gratuite)
  • soit par acte d'Huissier de Justice (frais d'Huissier à payer)

Les audiences de référé du conseil de Prud'hommes de Paris se tiennent généralement les lundis - mercredis et vendredis à partir de 13 heures

Conseil de Prud'hommes de Paris : 27 rue Louis Blanc - 75010 PARIS
Standard : 01 40 38 52 00

Les décisions :

Les décisions de référé sont appelées ordonnances.
Elles sont provisoires mais exécutoires dès la notification aux parties

Bureau de Conciliation et Jugement

La saisine :

La demande est effectuée directement auprès du secrétariat du Greffe. Elle peut également être adressée par lettre recommandée à

Conseil de Prud'hommes de Paris : 27 rue Louis Blanc - 75010 PARIS

Elle doit indiquer les noms et adresses des parties ainsi que toutes les réclamations relatives au contrat de travail. Les montants doivent être chiffrés (en euros).

Le secrétariat Greffe convoquera le demandeur par lettre simple et le défendeur par lettre recommandée avec AR.

Les délais :

  • 5 ans à compter de la saisine pour réclamer les rappels et accessoires de salaire. Au delà il y a prescription de la demande.
  • 30 ans pour réclamer l'indemnité de licenciement, de dommages et intérêts....

La Conciliation :

A l'exception de quelques cas de dispenses portant sur le congé parental, la requalification de CDD en CDI, la mise en liquidation judiciaire de société, tout litige porté devant le conseil de prud'homme est soumis obligatoirement à la tentative de conciliation.

Le déroulement de l'audience :

Le bureau de conciliation est composé de deux conseillers (un conseiller salarié et un employeur). Il entend à huit clos les explications des parties. Il s'efforce d'essayer de les concilier tout en respectant les intérêts de chacun.

S'il y a conciliation un procès verbal est dressé mentionnant la teneur de l'accord. L'accord est exécutoire immédiatement et à l'autorité de la chose jugée.

S'il y a échec de la conciliation, le bureau de conciliation ordonner des mesures d'instruction et désigner un conseiller rapporteur, ordonner le versement de provision sur salaire, congés payés, indemnité de rupture, ordonner la délivrance sous peine d'astreinte de toute pièce (bulletin de paie, attestation ASSEDIC) que l'employeur est tenu de délivrer au salarié, et transmettre l'affaire en bureau de jugement.

Les audiences de conciliation du conseil de prud'homme de Paris se tiennent généralement le matin à 9 heures.

Le jugement

le bureau de jugement est composé de 4 conseillers (2 salariés et 2 conseillers employeur). Les audiences sont publiques.

Le déroulement de l'audience :

La procédure est orale. le bureau de jugement écoute les explications des parties. Des nouveaux chefs de demande sont recevables en cours d'instance. Le bureau de jugement écoute les explications des parties, leurs arguments de fait et de droit et vérifie que les documents et pièces ont été échangés entre les plaignants.

Après plaidoierie les dossiers sont remis au Président qui fixe la date du prononcé du jugement.

Le bureau de jugement dont les délibérés sont secrets, statue à la majorité absolue des voix. En cas d'égalité des voix (partage) l'affaire est renvoyée devant le même bureau de jugement présidé par le juge d'instance (juge départiteur).

Les audiences de jugement du conseil de prud'homme de Paris se tiennent généralement l'après-midi à 13 heures.

Le départage :

Les formations des conseils de prud'hommes sont composées en nombre égal d'employeurs et de salariés. il peut y avoir partage des voix. Dans ce cas l'affaire est renvoyée pour être rejugée devant la même formation de référé. Le même bureau de conciliation ou le même bureau de jugement présidé cette fois par un juge professionnel du tribunal d'instance qui contribuera à dégager une majorité absolue de voix après avoir délibéré pour solutionner le litige.

Notification et exécution provisoire du jugement

Les jugements sont notifiés aux parties par lettre recommandée avec AR. L'exécution provisoire des jugements prud'homaux peut être ordonnée. Elle est de droit dans les cas suivants (R 516-37 du Code du Travail) :

  • Jugements qui ne sont pas susceptibles d'appel
  • Jugement qui ordonne le paiement des salaires, accessoires de salaires, indemnité de rupture dans la limite de 9 mois de salaire.
  • Jugement qui ordonne la remise de toute pièce que l'employeur est tenu de délivrer.

Les voies de recours:

L'opposition :

L'opposition c'est un moyen à disposition du défendeur s'il n'a pas comparu, lorsqu'il n'a reçu personnellement de citation à comparaître.

L'opposition doit être formulée dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement par défaut.

L'appel :

L'appel tend à faire réformer ou annuler par la Cour d'Appel un jugement prud'homal ou une ordonnance de référé. Il est recevable si l'un des chefs de demande dépasse le taux de compétence en dernier ressort
(4 000euros au 1er octobre 2005) ou lorsque l'un des chefs de demande est indéterminé (annulation d'une mise à pied par exemple).

L'appel doit intervenir dans le mois de la notification du jugement (15 jours pour une ordonnance de référé) par déclaration faite au Greffe de la Cour d'Appel par pli recommandé accompagnée d'une copie de la décision contestée.

A moins que le Conseil n'ai ordonné l'exécution provisoire du jugement, l'appel suspend l'exécution du jugement.

Le pourvoi en Cassation :

Le délai est de deux mois à compter de la notification de l'arrêt ou du jugement ou de l'ordonnance

Le pourvoi est formé par une déclaration que la partie remet ou adresse par lettre recommandée au secrétariat du Greffe (1).

Le pourvoi en cassation n'a pas d'effet suspensif.

Il peut être recevable pour les causes suivantes :

  • violation de la loi - incompétence - excès de pouvoir
  • vice de forme - manque de base légale - contrariété des motifs

La cour de cassation n'a pas pour objectif de rejuger les faits mais de vérifier que la loi a été respectée. Il n'est ouvert qu'à l'encontre des jugements ou des ordonnances de référés rendus en dernier ressort par le conseil de prud'hommes ou contre des arrêts de la Cour d'Appel.

(1) depuis le 1er janvier 2005, l'assistance d'un avocat à la cour de cassation est sésormais obligatoire pour les affaires prud'homales (Décret du 20 août 2004).

Faire exécuter les décisions

Après avoir reçu par lettre recommandée la notification de la décision (jugement - ordonnance) il appartiendra à la partie condamnée, aux termes des délais de recours d'exécuter la décision.

En cas de refus il conviendra de demander au secrétariat Greffe le jugement revêtu de la formule exécutoire (la grosse), le certificat de non appel et transmettre le dossier à un huissier de justice territorialement compétent pour qu'il obtienne l'exécution de la décision, en procédant si besoin, à une saisie conservatoire des biens du condamné récalcitrant.

page précédente
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus